Trucs et astuces de parents

Voici plusieurs trucs et astuces échangés par plusieurs parents. Pour la majorité, l’intégration des traitements à la routine familiale passe nécessairement par l’organisation.

S’organiser

La vie de tous les jours est un défi au quotidien quand il s’agit de conjuguer travail et famille, surtout avec un enfant malade qui requiert plus d’attention et de nombreux soins médicaux. Le stress, le manque de temps sont quelques-uns des principaux enjeux auxquels il faut faire face. Voici quelques conseils pour gagner du temps et alléger le stress:

Faire un calendrier : un essentiel pour noter les différents rendez-vous médicaux et les activités de tous les membres de la famille. Il existe aussi des calendriers virtuels que l’on peut partager entre les membres de la famille.

Faire des listes : pour éviter de perdre du temps inutilement.

Mettre en place des routines : elles permettent de se simplifier la vie et font gagner du temps. Il ne faut pas les craindre, car c’est en ayant une routine claire que vous arriverez à avoir plus de temps pour vous et à vous sentir plus libre. Vous pouvez aussi faire un bricolage avec les enfants pour illustrer et expliquer ces routines. N’hésitez pas à réviser ponctuellement une routine, si elle ne fonctionne plus. Selon les périodes, certaines routines doivent être modifiées afin de mieux s’adapter aux traitements, à l’enfant ou à d’autres contraintes familiales.

Par exemple :

  • LE MATIN : Se lever un peu plus tôt pour éviter le stress et les disputes sur le pas de la porte.
  • Se donner 10 minutes d’avance sur l’horaire pour éviter les pépins de dernière minute.
  • Éviter la télévision et les jeux vidéo, qui ralentissent le rythme.
  • LE SOIR : Préparer les affaires de votre enfant pour le lendemain (vêtements, boîte à lunch…).

Évitez de surcharger l’horaire en rajoutant des activités : Il faut tenir compte du fait que d’autres traitements pourraient être ajoutés pour des périodes indéterminées.


Les repas

Planifier les repas pour la semaine : cela permet de faire les courses en avance et être certain de concocter des repas équilibrés. Planifiez une soirée pour la préparation des menus et faites participer vos enfants. De cette manière, les enfants mangeront des choses qu’ils auront envie de manger. Ils peuvent aussi vous aider à cuisiner, comme ça, ils sauront d’avance ce qu’ils mangent.

Trouvez des recettes faciles, rapides et équilibrées. Demandez à votre entourage de partager leurs recettes familiales par excellence. Demandez aussi à votre nutritionniste, il pourra vous guider afin d’ajouter des calories au repas que vous aimez déjà.

Cuisinez des portions plus grandes et congelez: vous aurez des repas prêts d’avance et diminuerez le stress si vous n’êtes pas en mesure de cuisiner une journée.

Coupez les légumes d’avance : Lorsque votre repas du soir cuit, couper les légumes pour le repas du lendemain afin d’accélérer la routine du soir.

Utilisez une mijoteuse et préparez les légumes ou la viande la veille pour gagner du temps.

Ajoutez du beurre ou de la crème : Les enfants FK ont besoin d’un régime riche en calories, mais ce n’est pas un régime nécessaire pour toute la famille. Si votre enfant ne prend pas suffisament de poid, vous pourriez en discuter avec le nutritionniste et ajoutez de la crème dans le verre de lait, du beurre sur le muffin, etc.


Le ménage

Avec un enfant FK à la maison, le ménage prend une nouvelle importance. En effet, la poussière, les tapis, peluches et animaux de compagnies peuvent amplifier les problèmes respiratoires. Il est donc important d’inclure le lavage et le ménage dans votre routine afin de ne pas vous sentir débordé par la tâche.

Vous pouvez créer un horaire mensuel pour le lavage des articles non vestimentaires (les lits, serviettes, tapis, etc.) de manière à créer une certaine répétition et à mieux répartir les tâches dans le temps. Et n’oubliez pas les peluches!

Vous pouvez aussi tenter de réduire au minimum ces tâches en éliminant le superflu et en réduisant le nombre de peluches, de tapis et de bibelots à épousseter. Il existe aussi des housses de couette, oreiller et matelas antiacariens.

N’hésitez pas à questionner votre médecin afin d’obtenir des conseils adaptés à votre enfant. Par exemple, si celui-ci est asthmatique ou allergique, une plus grande attention à certains détails pourrait être nécessaire.


Se faire aider

Il est primordial de ne pas hésiter à demander de l’aide aux autres même si vous pensez ne pas pouvoir en offrir en retour immédiatement. Vous le ferez quand vous le pourrez.

Apprenez à déléguer et faites participer toute la famille aux tâches de la maison (même les plus jeunes peuvent aider). Séparez les tâches entre les membres de la famille en indiquant clairement qui doit faire quoi et quand. Les enfants aiment avoir des responsabilités, l’important est que la tâche soit adaptée à l’âge de l’enfant et que cela devienne routinier pour lui.

Considérez engager une femme de ménage ponctuellement ou régulièrement.

Entre la médication et les traitements, il n’est sans doute pas toujours facile de faire garder votre enfant. Vous trouverez un aide-mémoire dans la section «outils» vous permettant d’identifier clairement chaque médicament et chaque traitement afin de donner des instructions claires à la personne responsable de votre enfant pour la soirée ou la fin de semaine. Il est important de vous accorder un moment de répit de temps à autre !

Demandez de l’aide à vos proches pour garder les enfants ou faire les devoirs.

Gardez les enfants à tour de rôle avec une autre famille de votre entourage.

Utilisez les ressources communautaires. Pour les connaître, vous pouvez contacter votre CLSC. Les maisons de la famille, par exemple, sont des organismes sans but lucratif qui permettent aux familles de souffler en leur offrant des services variés (halterépit, consultation familiale, aide aux devoirs, conférences et ateliers, etc.).

Échangez des services, à l’aide de votre réseau ou d’une accorderie (voir dans la section « Références utiles»). Vous pourriez, par exemple, faire l’épicerie pour vous et une famille du voisinage, offrir des biscuits ou un pot de sauce à spaghetti en échange du déneigement de l’entrée, etc.

Cuisiner en groupe (famille ou amis) ou dans les cuisines collectives. On trouve des cuisines collectives un peu partout au Québec. Vous pouvez y préparer en groupe des repas santé et économiques. Certaines offrent également des regroupements d’achat de fruits et de légumes frais de bonne qualité et à bas prix, provenant directement des producteurs.

S’organiser et se faire aider sont des essentiels pour arriver à conjuguer vie de famille et activité professionnelle. Mais il est également important d’être bienveillant avec soi-même : diminuer les attentes que vous avez envers vous-même pour mettre l’accent sur l’essentiel et prendre du temps pour soi pour pouvoir souffler et conserver des moments pour le couple.

 


Traitements et médicaments

Utilisez la fonction chronomètre de votre cellulaire ou de votre tablette pour calculer le temps des enzymes ou du clapping. Utilisez la fonction « alarme » pour la prise d’antibiotique ou autre médicament devant être pris toujours à la même heure.

Mettre les médicaments dans un petit panier ou une petite boite, sur la table, en face de l’enfant afin de lui faire penser à les prendre et ainsi à développer son autonomie.

Utilisez un pilulier pour les boîtes à lunch ou les collations. Profitez-en pour y ajouter de la couleur et impliquer l’enfant dans sa décoration et ensuite dans la préparation de ses pilules.

Trouvez un petit sac ou petite boite pour mettre les médicaments lors des déplacements et des voyages. En le choisissant coloré, il sera plus facile à retrouver dans une valise ou ailleurs. N’en choisissez pas un trop petit au départ, car le nombre et la grosseur des médicaments tendra à augmenter.

Dès le bas âge, apprenez à l’enfant le nom de ses médicaments, il développera une fierté de tous les connaître et cela l’aidera à développer son autonomie.

Ayez des endroits précis pour ranger les médicaments ou les appareils pour les traitements, idéalement le plus près possible de l’endroit où ils sont généralement utilisés.

Créez des routines pour le traitement, incluant le nettoyage et la stérilisation des instruments. Cela vous évitera d’oublier ou de manquer de temps.

Créez des routines agréables pour l’enfant lors des traitements afin d’en faire un moment qu’il apprécie. Trouvez un autre nom que clapping pour le traitement, en l’intégrant par exemple dans une petite histoire. Utilisez une peluche ou une poupée à qui vous ferez aussi le traitement. Trouvez des émissions de télé ou une musique qu’il aime. Incluez les frères et sœurs dans la routine. Utilisez un coussin ou une peluche uniquement pour ça.

Vérifiez les stocks des médicaments de manière routinière afin de ne jamais en manquer. N’hésitez pas à faire appel au service de livraison de votre pharmacie. Pensez à prévoir le nombre de médicaments nécessaires pour vos déplacements et vos vacances.


Du temps pour soi

Afin de soutenir son enfant au quotidien, il ne faut pas oublier de prendre du temps pour soi de temps à autre et d’en profiter pour se changer les idées et recharger ses batteries. Le fait de se recentrer sur nous nous permet d’être en mesure de donner davantage ensuite.


Et le couple dans tout ça?

Avoir un enfant malade est très exigeant pour la vie de couple. Il s’agit d’ailleurs d’une des principales causes de séparation. Il n’y a évidemment pas de solution miracle. Le fait d’organiser vos tâches à la maison et créer des routines vous aidera à gagner du temps et à créer des moments libres en amoureux. Il est important de bien répartir les tâches, mais il faut aussi accepter que chacun fasse les choses à sa façon. L’important est que ce soit fait!

La maladie de votre enfant peut causer de l’inquiétude et du stress supplémentaire et chacun réagit différemment. Tout cela peut créer des sources de conflits additionnels et c’est bien normal. La communication et la recherche de compromis demeurent les éléments essentiels à la réussite de votre relation.

N’hésitez pas à demander de l’aide auprès du travailleur ou de la travailleuse social(e) de votre clinique. Il ou elle sera en mesure de vous écouter et de vous donner les moyens de résoudre vos divergences. Voir la section «Aides et soutiens» de cette trousse.

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